APRÈS L’ANNULATION DES RÉSULTATS DU CONCOURS D’ENTRÉE À L’IUG POUR DE GRAVES IRRÉGULARITÉS: UN NOUVEAU TEST PRÉVU LE 15 FÉVRIER PROCHAIN
Suite à l’annulation des résultats du test d’entrée à l’Institut Universitaire de Gestion (IUG) pour l’année universitaire 2025-2026, un nouveau test est prévu le dimanche 15 février 2026 sur le campus universitaire de Badalabougou.
Le Recteur de l’Université des Sciences Sociales et de Gestion de Bamako (USSGB) a informé, le mercredi 4 février 2026, les candidats ayant participé à l’épreuve que ce nouveau test sera organisé à leur intention. Le Recteur a rappelé que seuls les candidats autorisés à participer au test d’entrée à l’IUG par la Décision n°2025-00511/USSGB-R-SG du 31 octobre 2025 pourront prendre part au nouveau test prévu le dimanche 15 février 2026. L’appel des candidats est fixé à 07 heures 30 minutes. Faut-il rappeler que le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Bouréma Kansaye, a décidé, le jeudi 29 janvier 2026, d’annuler les résultats du test d’entrée à l’IUG. Cette décision fait suite à la constatation d’irrégularités liées aux moyennes d’admission des candidats, selon le chef de département de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique.
D’après lui, ces anomalies ont entaché la crédibilité des résultats proclamés le 9 janvier 2026, rendant nécessaire leur annulation afin de garantir la transparence et l’équité du processus de sélection.
Le ministre Kansaye avait assuré qu’un nouveau test d’entrée serait organisé à une date ultérieure. À noter que c’est la première fois dans l’histoire de l’IUG que les résultats d’un test d’entrée, proclamés et validés par le rectorat de l’USSGB, soient annulés par le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Cette décision, motivée par des irrégularités constatées dans les moyennes d’admission, a suscité de vives réactions au sein de la communauté universitaire. Selon le secrétaire général du SNESUP à l’IUG, Moussa Keïta, depuis la création du test d’entrée en 1996, une tradition bien établie, impliquant l’administration, les enseignants et les syndicats, a toujours prévalu pour organiser l’épreuve dans les règles de l’art.
Cette approche collégiale permettait de définir les commissions, les stratégies de déroulement, le choix des sujets et les modalités de correction, sous la supervision du directeur des études. Mais cette année, ce rituel n’a pas été respecté. Les réunions préparatoires n’ont pas eu lieu de manière inclusive, et plusieurs étapes clés, comme la restitution des anomalies après les épreuves ou la participation effective à la commission de vérification des notes, ont été écartées ou mal communiquées. ■
Youssouf KONATE
