Orange Money frappe un grand coup ! Le consommateur malien soulagé du poids des frais du Fonds de soutien
Après plusieurs mois de prélèvements qui pesaient directement sur les opérations des utilisateurs de monnaie électronique, Orange Money décide de supporter, d’ici le mois de février prochain, les frais liés à la contribution au Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social. Une décision qui devrait soulager les consommateurs maliens et redonner du pouvoir d’achat aux utilisateurs de son service de transfert d’argent. C’est une évolution qui a été accueillie avec satisfaction par des millions d’utilisateurs d’Orange Money au Mali.
L’opérateur vient de prendre une décision importante en choisissant de supporter les frais liés au Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social, jusque-là répercutés sur les consommateurs à travers des prélèvements sur leurs opérations de retrait d’argent. Cette initiative marque un changement dans la politique de prise en charge de cette contribution et constitue un signal favorable en direction des usagers, dans un contexte où chaque dépense supplémentaire pèse sur le budget des ménages.
En décidant d’absorber ce coût, Orange Money fait ainsi le choix de ne plus en faire supporter directement la charge à ses clients. Pour comprendre la portée de cette décision, il faut remonter à février 2025, lorsque les autorités maliennes ont institué, par l’Ordonnance n°2025-008/PT-RM du 7 février 2025, le Fonds de soutien aux projets d’infrastructures de base et de développement social.
Destiné à mobiliser des ressources pour financer des projets d’intérêt général, ce mécanisme repose notamment sur des prélèvements spécifiques appliqués à certains services de télécommunications et aux opérations de retrait d’argent via les plateformes de mobile money. Dans ce dispositif, un prélèvement de 1 % est prévu sur les opérations de retrait d’argent, tandis que les recharges téléphoniques, les abonnements et certaines consommations de services de communication sont également concernés par une contribution spécifique de 10 %.
Pour les utilisateurs d’Orange Money, cette disposition s’est traduite par un renchérissement du coût des retraits. Une charge supplémentaire qui, à force de répétition, pouvait représenter un montant non négligeable pour les particuliers, les commerçants et les petits opérateurs économiques qui utilisent quotidiennement la monnaie électronique. En décidant de prendre à sa charge les frais liés à cette contribution, Orange Money entend désormais alléger la facture de ses utilisateurs.
Le principe est simple : préserver davantage le portefeuille du consommateur en faisant supporter à l’opérateur un coût qui était jusque-là répercuté sur la clientèle. Au-delà de son incidence financière immédiate, cette décision présente un intérêt commercial et social. Dans un environnement où les services de paiement numérique occupent une place grandissante dans les transactions quotidiennes, la maîtrise des frais constitue un élément essentiel de la confiance des utilisateurs.
Qu’il s’agisse de transferts familiaux, de règlements commerciaux, de petites activités génératrices de revenus ou de retraits destinés aux dépenses domestiques, Orange Money est devenu un instrument incontournable de l’économie quotidienne. Toute mesure susceptible de réduire les charges supportées par ses utilisateurs mérite donc une attention particulière. Cette décision intervient également dans un contexte de concurrence accrue entre les opérateurs de monnaie électronique au Mali.
La question des frais appliqués aux transactions est devenue un véritable facteur de différenciation commerciale, les consommateurs étant de plus en plus attentifs au coût de leurs opérations. En prenant à sa charge cette contribution, Orange Money peut ainsi renforcer son attractivité et consolider la relation de confiance avec sa clientèle.
Reste que cette initiative pose aussi la question de la responsabilité des opérateurs dans la recherche d’un meilleur équilibre entre les exigences réglementaires, la viabilité économique de leurs activités et la protection du pouvoir d’achat des consommateurs. Pour les consommateurs maliens, l’essentiel est désormais de bénéficier concrètement de cet allègement, sans ambiguïté sur les conditions et les opérations concernées.
Que va-t-il se passer à partir du 2 février 2027 ? La société va-t-elle finir par faire supporter les frais de fonds de soutien aux consommateurs ? La réponse dans trois mois !
MAIMOUNA DOUMBIA
