1ER JOUR DE LA GREVE DU CEN-SNESUP : Le syndicat se félicite de la mobilisation et invite les militants à maintenir la dynamique
Le secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique tourne au ralenti. Le Comité exécutif du Syndicat national de l’enseignement supérieur (CEN-SNESUP) a entamé une grève de 120 heures, allant du 26 au 30 octobre 2026.
Pendant les cinq jours de grève, toutes les activités académiques, pédagogiques et administratives seront paralysées dans l’ensemble des universités et instituts de recherche du pays. Après un premier jour jugé satisfaisant, le Comité exécutif du syndicat s’est félicité de la mobilisation de ses militants. Dans un communiqué, le syndicat les invite à maintenir la dynamique enclenchée jusqu’à la satisfaction de leurs revendications. Le premier jour de grève est jugé très satisfaisant par le CEN-SNESUP. Dans son message adressé aux militants, le secrétaire général, Dr Oumar Coulibaly, a salué leur mobilisation et appelé à la poursuite du mouvement. « Le suivi du premier jour de grève est très satisfaisant. Le CEN-SNESUP vous salue pour la grande mobilisation et vous invite à maintenir cette dynamique. Nous devons rester vigilants et solidaires jusqu’à la satisfaction totale de nos revendications », indique la note, exhortant les militants à rester unis et déterminés.
Il convient de rappeler que ce mouvement de grève intervient dans un contexte de mécontentement lié notamment à la lenteur du traitement du dossier au cœur des revendications du syndicat. Les enseignants dénoncent avec vigueur la lenteur jugée inacceptable dans le traitement de leur dossier relatif à la prime de recherche. Les enseignants-chercheurs réclament son application effective. Selon le syndicat, cette prime est prévue par le décret n° 2017-0850/P-RM du 9 octobre 2017. Il demande notamment la fixation de son montant et le règlement des rappels dus.
Une promesse qui tarde à se concrétiser, malgré plusieurs rencontres avec le département de tutelle. Le syndicat ne compte pas s’arrêter là. Il prévient que, si aucune avancée significative n’est enregistrée d’ici le 30 octobre, le mouvement sera reconduit automatiquement. Une situation d’impasse qui fait peser de lourdes incertitudes sur la suite du calendrier académique et qui risque de compromettre l’année universitaire.
YOUSSOUF KONATE
