DE RETOUR AU BERCAIL SUITE À SA LIBÉRATION, GASSAMA FAIT SES DECLARATIONS : «LE PRÉSIDENT OUATTARA A SIGNÉ UN DÉCRET POUR ME GRACIER… JE LE REMERCIE »

 DE RETOUR AU BERCAIL SUITE À SA LIBÉRATION, GASSAMA FAIT SES DECLARATIONS : «LE PRÉSIDENT OUATTARA A SIGNÉ UN DÉCRET POUR ME GRACIER… JE LE REMERCIE »

De retour au pays, l’ancien député et membre du CNT, Mahamadou Hawa Gassama, a fait ses premières déclarations lors d’une prise de parole à son domicile. Entouré de certains membres de sa famille, l’ancien pensionnaire de la MACA à Abidjan, en République de Côte d’Ivoire, n’a pas pu retenir ses larmes.

Aux hommes de médias venus l’interroger sur ce qu’il a vécu, l’ancien député, qui a bénéficié d’une grâce présidentielle accordée par ADO à la suite de sa condamnation par la justice ivoirienne à trois ans de prison ferme, au paiement d’une amende de 5 millions de francs CFA et frappé d’une interdiction de séjour de 3 ans, s’est voulu prudent: « Le savoir-parler est important. J’ai entendu tout durant cette épreuve, en bien et en mal. On m’en veut pour avoir dit de donner le pouvoir aux militaires… Je ne regrette rien, même si je meurs pour mes convictions », a, en substance, déclaré celui qu’on a surnommé au Mali «député étrangleur ». Mahamadou Hawa Gassama a exprimé sa reconnaissance envers Alassane Dramane Ouattara, qui l’a gracié et lui aurait donné un billet d’avion pour son retour au Mali.

Il a déclaré avoir été traité avec dignité durant sa détention, adressant par la même occasion ses remerciements à l’État ivoirien.

« Le temps de la parole arrive », s’est-il contenté de dire, laissant partir ses interlocuteurs. Mahamadou Hawa Gassama, ancien député malien, a été libéré suite à une grâce présidentielle. L’ancien député malien et actuel membre du Conseil national de Transition (CNT) a été libéré le mardi 10 février 2026 à Abidjan. Sa libération, comme indiqué ci-haut, fait suite à une grâce présidentielle accordée par le chef de l’État ivoirien, Alassane Ouattara. Le 30 janvier 2026, il avait été condamné par le tribunal de grande instance d’Abidjan à trois ans de prison ferme et à une amende de cinq millions de francs CFA.

Interpellé en juillet 2025 lors d’un transit à l’aéroport d’Abidjan, il était poursuivi pour « offense au chef de l’État » et « incitation à la déstabilisation» suite à des propos virulents tenus contre le président ivoirien dans des vidéos. Il a passé environ sept mois en détention en Côte d’Ivoire avant de bénéficier de cette mesure de clémence. Dès sa sortie de prison, il a quitté le territoire ivoirien pour retourner au Mali en compagnie d’un de ses fils. ■

LAYA DIARRA

LE SOIR DE BAMAKO

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