ME MOUNTAGA TALL, AVOCAT DE MOUSSA MARA ASSURE QUE TOUS LES MOYENS SERONT UTILISÉS POUR SA LIBÉRATION «DANS LES MEILLEURS DÉLAIS» : «MÊME EN PRISON, MOUSSA MARA DORT DU SOMMEIL DU JUSTE. EST-CE LE CAS DE TOUS ?»
La fin d’un suspense ! La Cour d’appel de Bamako a rendu, avant-hier lundi 9 février 2026, son délibéré dans le dossier opposant le ministère public à l’ancien Premier ministre Moussa Mara. La juridiction a confirmé le jugement prononcé en première instance, condamnant M. Mara à deux ans d’emprisonnement, dont un an ferme et un an avec sursis.
À la suite de cette confirmation de la sentence du tribunal du pôle national de lutte contre la cybercriminalité, l’avocat Me Mountaga Tall, membre du collectif assurant la défense de Moussa Mara, a réagi. Voici ce que l’on peut lire sur le compte X de Me Tall : « Homme d’État, père de famille et chef d’entreprise, Moussa Mara entame désormais son septième mois de privation de liberté. Cette confirmation de condamnation par la Cour d’appel marque une étape supplémentaire dans ce feuilleton judiciaire qui secoue la scène politique malienne depuis plusieurs mois». Pour la défense, ce verdict ne signe en rien la fin du combat.
Figure emblématique du barreau, Me Tall a qualifié la décision de «contestable » et a annoncé sans attendre l’activation du dernier recours possible.
La stratégie de défense se tourne désormais vers la plus haute juridiction du pays. « Cette décision fera l’objet d’un pourvoi en cassation dès demain pour obtenir sa libération. Nous utiliserons tous les moyens à notre disposition pour que celle-ci intervienne dans les meilleurs délais », a martelé l’avocat. Au-delà de la rigueur des procédures, l’entourage de l’ancien chef du gouvernement a tenu à transmettre un message de sérénité et de foi. Me Tall a décrit un client serein, « en paix avec sa conscience », malgré l’incarcération. Me Mountaga C. Tall a conclu son intervention par une interrogation aux accents philosophiques : « En attendant, même en prison, Moussa Mara dort du sommeil du juste. Est-ce le cas de tout le monde ? » Avant d’ajouter, avec une conviction profonde : « On le sait : la justice immanente, même si elle est inéluctable, n’est pas toujours imminente. Allah veille ! » ■
LAYA DIARRA
