SUITE AUX EXACTIONS DES TERRORISTES CONTRE DES CIVILS : PLUSIEURS FAMILLES ONT FUI LEURS VILLAGES POUR REJOINDRE LA VILLE DE MÉNAKA

Face aux frappes des Forces armées maliennes et de leurs partenaires dans le nord du pays, les groupes armés terroristes s’en prennent aux populations civiles. Selon les informations, du dimanche 18 au lundi 19 octobre 2026, plusieurs familles ont quitté leurs localités pour rejoindre la ville de Ménaka, à la suite d’exactions commises contre des civils par les terroristes.
Dans le cadre de l’opération Dougoukoloko, le commandement militaire a informé l’opinion nationale que, le samedi 18 octobre, l’exploitation de renseignements précis avait permis de localiser, au sud-ouest de la ville de Ménaka, une importante base abritant plusieurs éléments terroristes ainsi que du matériel de guerre et de logistique. Après confirmation, le site a été ciblé et frappé avec succès. Dans la matinée d’hier, une attaque terroriste contre les positions de l’armée malienne aurait été repoussée par les Forces armées maliennes (FAMa). Plusieurs sources locales établissent un lien entre ces attaques et une précédente patrouille de l’armée malienne, au cours de laquelle du matériel logistique appartenant aux groupes terroristes a été détruit.
Des sources indiquent que, le 17 octobre 2026, dans la soirée, des hommes armés affiliés à l’EIGS ont fait irruption dans des campements nomades situés au sud-est de la région de Ménaka. Ils ont procédé à un massacre de masse contre des populations paisibles. Le bilan provisoire fait état de plusieurs dizaines de personnes exécutées. Face à cette tragédie, les habitants des villages environnants se replient vers la ville de Ménaka, souvent sans rien emporter. Dans la foulée, une incursion de groupes armés terroristes (GAT) a été signalée hier, lundi 19 octobre 2026, à Ménaka. Au cours de cette attaque, des hommes armés auraient ciblé la résidence de Moussa Ag Acharatoumane, président du Mouvement pour le salut de l’Azawad (MSA) et membre du Conseil national de transition (CNT). Le portail de la résidence aurait été touché par un tir de roquette, tandis qu’une moto aurait été incendiée.
YOUSSOUF KONATE
