SANTE MENTALE : Les acteurs plaident pour un financement par une ligne budgétaire identifiée et suffisante
La Journée mondiale de la santé mentale est traditionnellement célébrée le 10 octobre, mais au Mali, l’édition 2026 a été officiellement commémorée le jeudi 15 octobre 2026 à l’Institut national de santé publique (INSP), à Bamako. Placée sous la présidence du ministère de la Santé et du Développement social et organisée en partenariat avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette journée s’articule autour d’enjeux cruciaux pour le pays.
Le thème retenu cette année est : « Des expériences vécues entendues : des voix réelles, un changement réel ». L’objectif principal est d’inclure directement les personnes souffrant de troubles mentaux ainsi que leurs familles dans l’élaboration des offres de soins et des politiques publiques, afin de briser les tabous et la stigmatisation.
Le contexte malien accentue le besoin de prise en charge psychologique en raison de plusieurs facteurs. Les crises sécuritaires et humanitaires, notamment les conflits armés, entraînent de nombreux déplacements internes de populations (PDI) fortement traumatisées. En matière d’intégration communautaire, le gouvernement s’efforce d’intégrer les soins psychiatriques au niveau de la médecine générale et communautaire en zone rurale, plutôt que de se limiter aux grands centres hospitaliers, comme le Point G à Bamako. Par ailleurs, le budget alloué à la santé psychologique reste globalement faible à l’échelle du continent, nécessitant un fort plaidoyer auprès des partenaires internationaux.
C’est pour toutes ces raisons que les acteurs ont plaidé hier, à l’occasion d’une conférence de presse tenue dans la salle de conférence de l’hôpital. Ladite conférence était présidée par le directeur général adjoint du CHU du Point G. Elle est intervenue après la distribution de repas aux malades.
LAYA DIARRA
