JUSTICE : L’ÉTAU SE RESSERRE AUTOUR DU LIEUTENANT COL YANN CHRISTIAN BERNARD VIZILIER : LE PROCUREUR ANNONCE L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE VISANT L’OFFICIER FRANÇAIS

 JUSTICE : L’ÉTAU SE RESSERRE AUTOUR DU LIEUTENANT COL YANN CHRISTIAN BERNARD VIZILIER : LE PROCUREUR ANNONCE L’OUVERTURE D’UNE ENQUÊTE VISANT L’OFFICIER FRANÇAIS

Dans un communiqué diffusé le mardi 16 décembre 2025 sur l’ORTM, le procureur général près la Cour d’appel de Bamako a informé de l’ouverture d’une enquête visant un officier supérieur de nationalité française. Selon le communiqué, des faits graves ont été portés à la connaissance du parquet concernant le lieutenant-colonel Yann Christian Bernard Vizilier.

Son comportement, qualifié de « peu orthodoxe », est caractérisé par des actes visant à porter atteinte à la sûreté de l’État et à la souveraineté nationale, à déstabiliser les institutions de la République et à semer la terreur au sein de la population. Le procureur général près la Cour d’appel de Bamako évoque une «entreprise mafieuse » dans laquelle l’officier aurait noué des contacts avec des complicités, tant civiles que militaires, dans le but de soutenir des entreprises terroristes.

Pour revenir aux faits, il convient de rappeler qu’en août 2025, le gouvernement de la Transition du Mali avait publié un communiqué pour informer de l’arrestation d’un groupuscule d’éléments marginaux des Forces armées et de sécurité pour des infractions pénales visant à déstabiliser les institutions de la République.

Le communiqué soulignait qu’au moment où la nation malienne, unie dans toutes ses composantes et mobilisée pour consolider la souveraineté retrouvée et éradiquer les forces terroristes obscurantistes dans l’espace de la Confédération des États du Sahel, ces militaires et des civils n’avaient eu d’autre ambition que de chercher à briser, avec l’aide d’États étrangers, la dynamique de la refondation du Mali. Grâce au professionnalisme et à la vigilance des services spécialisés, indique le communiqué, la conspiration a été mise en échec, suivie de l’arrestation des acteurs dès le 1er août 2025. Parmi les personnes interpellées figurait un ressortissant français répondant au nom de Yann Christian Bernard Vizilier, agissant pour le compte du service de renseignement français, qui aurait mobilisé des responsables politiques, des acteurs de la société civile et des militaires, dont les généraux de brigade Abass Dembélé et Nema Sagara. Le gouvernement, tout en condamnant cet acte subversif, avait rassuré l’opinion que les enquêtes judiciaires se poursuivraient afin d’identifier d’éventuels complices et que les Forces de défense et de sécurité restaient déterminées à achever leur mission de lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes.

Il avait également indiqué que la situation était sous contrôle et invité les populations à rester calmes et vigilantes face aux tentatives désespérées de déstabilisation, vouées à l’échec.

La suite est connue, puisque les officiers et sous-officiers maliens présentés comme étant les auteurs de cette entreprise ont été présentés devant les autorités judiciaires compétentes. Ils ont subi la rigueur de la loi et ont tous été radiés des effectifs des Forces armées maliennes. Un décret du président de la Transition a acté cette radiation, publiée au Journal officiel de la République du Mali. La question que beaucoup se posaient était de savoir quel sort serait réservé à l’officier français.

Alors que des pressions, voire un chantage, auraient été exercées par les autorités françaises sur le pouvoir malien, les choses sont aujourd’hui claires : le procureur général près la Cour d’appel de Bamako annonce qu’une enquête est ouverte concernant le lieutenant-colonel Yann Christian Bernard Vizilier. Affaire à suivre ■

LAYA DIARRA

LE SOIR DE BAMAKO

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