HOUSSEINI AMION GUINDO REITÈRE SON SOUTIEN AU CFR ET SE DIT FAVORABLE AU DIALOGUE AVEC LES GROUPES ARMÉS MALIENS : « LA MARCHE DE LA TRANSITION NE GARANTIT NI LA PAIX, NI LA STABILITÉ, NI LA RÉCONCILIATION NATIONALE »

 HOUSSEINI AMION GUINDO REITÈRE SON SOUTIEN AU CFR ET SE DIT FAVORABLE AU DIALOGUE AVEC LES GROUPES ARMÉS MALIENS : « LA MARCHE DE LA TRANSITION NE GARANTIT NI LA PAIX, NI LA STABILITÉ, NI LA RÉCONCILIATION NATIONALE »

L’ancien ministre Housseini Amion Guindo, convaincu que la marche de la Transition ne garantit ni la paix, ni la stabilité, ni la réconciliation nationale, revient sur les raisons de son soutien au CFR (Coalition des Forces pour la République), une nouvelle entité placée sous l’autorité morale de l’imam Mahmoud Dicko, et se dit favorable, au regard des risques de division encourus par notre nation riche de sa diversité, du fait des options hasardeuses des autorités de la Transition, au dialogue avec les groupes armés maliens, tous groupes armés maliens, pour peu qu’ils acceptent l’intégrité territoriale du Mali !

Partant du fait d’un constat réel entre deux extrémismes (un pouvoir qu’il qualifie de « totalitaire » et la pression des djihadistes), il urge d’explorer, selon Housseini Amion Guindo, une troisième voie qui s’impose avec une évidence presque naturelle : celle portée par l’Imam Mahmoud Dicko, une alternative crédible qui peut encore sauver le Mali. En dépit du fait que l’ambition de la transition semble avoir dévié vers l’instauration d’un pouvoir sans fin avec des objectifs plus ou moins illisibles, « Poulo » constate aussi des attaques qui se multiplient, avec certaines parties du Centre et du Nord vivant sous le contrôle des groupes djihadistes. Face à ce duel stérile et destructeur, la société malienne, qui cherche désespérément une issue, a besoin, selon Housseini Amion Guindo, d’une figure capable de rassembler, d’apaiser, de dialoguer et de redonner un cap national. Une figure qui ne peut être, pour beaucoup, que l’Imam Mahmoud Dicko. « Poulo» en veut pour preuve, son expérience de plus de deux décennies de gestion de crises lors de moments cruciaux de l’histoire récente du pays. « Ses actions de médiations politiques, de mobilisations populaires, d’appels au dialogue intercommunautaire, et son refus constant de l’extrémisme djihadiste, lui confèrent une légitimité à la fois populaire et spirituelle que la transition peine à avoir », indique l’ancien ministre. Selon lui, l’imam Dicko demeure l’un des rares leaders capables de parler à toutes les composantes de la nation malienne, incarnant donc la seule alternative réaliste en raison de plusieurs facteurs clés, dont la légitimité Sociale qu’il tire son autorité, la confiance populaire et son rôle spirituel. Un homme qui a donc toujours rejeté l’extrémisme, via un islam malien ouvert, tolérant et traditionnel, sans jamais cautionner la vision théocratique du JNIM.

« Poulo » trouve aussi qu’il est l’un des rares leaders à pouvoir retisser un lien avec les populations marginalisées, dont les frustrations ont alimenté la montée en puissance du JNIM. En outre, indique l’ancien ministre, sa voix peut servir de pont avec la communauté internationale dans un contexte où le Mali est au bord de l’isolement total.

Aussi, il se veut très clair dans son soutien à la CFR : « Là où certains instrumentalisent la division, Dicko propose le dialogue. Là où les jihadistes imposent la terreur, il propose la paix. Son appel à une transition apaisée, inclusive et orientée vers la reconstruction nationale est l’une des rares visions politiques crédibles restantes, d’où notre soutien à la CFR, coalition qu’il pilote aujourd’hui. Dicko est celui qui unit aujourd’hui les maliens face aux discours de haine et de division. La preuve est qu’il est peul, et moi un dogon, descendant de notables dogons, deux ethnies que certains ont tenté de diviser en vain, car il n’y a pas de conflits communautaires entre peuls et dogons.

Dicko est en plus le Coordinateur Général des sunnites du Mali, et pourtant, son porte-parole, Etienne Fakaba Sissoko, est chrétien… et cela pour le Mali. Autant de raisons qui m’amènent aujourd’hui à apporter mon soutien, et tout mon soutien à la CFR, que j’assume entièrement pour et au compte du Mali » ! ■

MAIMOUNA DOUMBIA

LE SOIR DE BAMAKO

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