ÉPIDÉMIE DE GRÈVE : DE KIDAL À DOUENTZA : L’ETAT A-T-IL FAILLI À SES ENGAGEMENTS ?

 ÉPIDÉMIE DE GRÈVE : DE KIDAL À DOUENTZA : L’ETAT A-T-IL FAILLI À SES ENGAGEMENTS ?

Le collectif des syndicats de l’Education de Kidal, évoque des difficultés d’accès à leurs salaires et le problème d’évacuation de l’un de leurs collègues très malade, a décidé d’un arrêt de travail, et ce jusqu’à la satisfaction de ses doléances.

Dans la même veine, les syndicats des enseignants de la région de Douentza décident aussi de maintenir leur mot d’ordre d’arrêt de travail jusqu’au paiement intégral de leurs salaires, comme indiqué dans une note adressée au Gouverneur de la région de Douentza. Au même moment, le Comité SYNTEC du Diocèse de Bamako débraye, et ce jusqu’à nouvel ordre, pour le paiement effectif des salaires de janvier. L’Etat a-t-il failli ? En effet, suite à une rencontre tenue mercredi, les enseignants de Kidal ont décidé d’arrêter le travail et de façon illimitée, en tout cas jusqu’à la satisfaction totale de leurs doléances. Dans leurs revendications, ils exigent l’évacuation de leur collègue Moussa Berthé KD10198L, enseignant au premier cycle Baye Ag Mahaha (BAM) de Kidal gravement malade, et le paiement de leurs salaires, ressources vitales pour l’enseignant et sa famille.

Il en est de même pour les enseignants de Douentza, et ceux des écoles privées catholiques, confrontés à une crise financière sans précédent.

Les arrêts de travail des enseignants du diocèse sont de plus en plus nombreux à Bamako comme à l’intérieur du pays pour non-paiement des salaires ou pour lenteur dans le paiement des allocations. Le 18 février dernier, le secrétaire général du comité diocésain de Ségou a déposé un préavis de grève sur la table du directeur diocésain de l’enseignement catholique de Ségou. Le bureau du comité diocésain décide d’observer avec ses militants un arrêt de travail à partir du 10 mars prochain jusqu’au paiement des salaires du mois de janvier et de février de tous les enseignants du diocèse de Ségou. Le même problème de non-paiement de salaires du mois de février existe aussi dans les écoles privées catholiques de San et de Sikasso. Et maintenant, le comité SYNTEC du Diocèse de Bamako.

Alors question : le gouvernement est-il insensible à ce point à la misère des enseignants ? ■

MAÏMOUNA DOUMBIA

Sarah TRAORE

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