INSECURITE DANS LE CERCLE DE DIRE : Le Maire de la Commune rurale de Salakoira Bingha enlevé par des hommes lourdement armés

Dans le cercle de Diré, à 112 km de Tombouctou, son chef-lieu de région, la situation, selon plusieurs sources locales commence à être marquée par des attaques, des intimidations, enlèvements et braquages par des individus armés non identifiés.
En effet dans la journée du 31 janvier dernier, le maire de la commune rurale de Salakoira Bingha, un village du cercle de Diré, a été enlevé. « Le rapt s’est produit aux environs de 7 heures quand il se rendait à la foire hebdomadaire de Diré par pinasse », a-t-on appris des sources locales. Selon des témoins, l’acte a été commis par des terroristes, toute chose qui n’a pas manqué de créer une panique au sein de la population.
Toujours selon nos informations, pour l’instant aucune revendication n’a été faite
Mardi, jour de foire hebdomadaire dans la ville de Diré, où convergent les populations de divers horizons pour s’approvisionner, l’insécurité qui plane sur le cercle défraie la chronique. Un élu communal de Garba-Koyra avait été déjà enlevé dans cette localité par des individus armés non identifiés. Le cercle de Diré risque de se trouver dans une situation précaire après plusieurs mois d’accalmie, note un responsable de la jeunesse, joint par nos soins. « Nous ne saurions rester indifférents face à cette situation. C’est pourquoi, nous interpellons les plus hautes autorités de nous aider. Le pays est dans la tourmente et personne n’y est épargné. Nous prions afin que notre pays se redresse », a-t-il souligné.
Au début du mois de janvier dernier, toujours dans la région de Toumbouctou, précisément dans la commune de Gossi, le Maire de la zone M. Mossa Ag Almouner avait échappé in-extremis à une tentative d’enlèvement par des individus armés non identifiés. Selon des sources concordantes, c’est grâce à l’intervention rapide des FAMa en poste dans la zone que les assaillants n’ont pas pu kidnapper leur cible.
Dans la région de Toumbouctou, les enlèvements ciblés visant les Maires, les Chefs de tribus et les Sous-préfets sont des phénomènes qui se produisent quelques fois. Cette situation explique la complexité de la crise sécuritaire qui continue de frapper les zones reculées.
Oumar ONGOIBA