CITE DE 50 LOGEMENTS DE LA COMMUNE IV DU DISTRICT: Les habitants dénoncent le laxisme de la Mairie devant la prolifération des bars dans leur environnement
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Le Soir de Bamako
- 2 février 2023
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A travers une Lettre ouverte à différentes Autorités dont la Mairie de la Commune IV, des membres de l’Association de la Cité des 50 logements, interpellent sur la prolifération des bars dans la proximité immédiate de ladite cité.
Une situation que certains perçoivent comme une démission de la part des autorités qui ne daignent rien faire pour faire cesser les désagréments subis par les habitants. Lisons ensemble l’intégralité de la lettre ouverte adressée aux Autorités par les membres de l’association de la Cité des 50 logements : « Nous, membres de l’Association des habitants de la Cité des 50 logements en Commune IV du District de Bamako, constatons avec une profonde inquiétude la prolifération des bars dans la proximité immédiate de notre cité et ce avec l’autorisation de la Mairie de la Commune IV. Cet état de fait, en plus des graves désagréments causés par des tapages nocturnes sonores tardives, (souvent jusqu’à 4 heures du matin perturbant la quiétude des occupants), avec son corollaire de stationnements anarchiques de véhicules obstruant les voies d’accès et les odeurs nauséabondes d’urines nous inquiète sérieusement par rapport à notre sécurité et notre santé.
A cela s’ajoutent les répercussions négatives que l’exploitation de ces bars pourraient avoir sur l’avenir et l’éducation de nos enfants
« Approchée par nos soins à l’effet de faire cesser cette activité illicite et illégale, la tenancière d’un de ces bars, Dame Traoré Awa Coulibaly a fait savoir qu’elle bénéficie d’une autorisation délivrée par la Mairie de la Commune IV. Malgré nos différentes démarches auprès de la Mairie de la Commune IV lui demandant de retirer ces autorisations, celle-ci continue de faire la sourde-oreille, pire elle vient d’autoriser l’ouverture de trois autres bars dans la proximité immédiate de notre cité. Malgré la saisine par nos soins du Gouverneur du District ; malgré l’intervention du Médiateur de la République et du Collectif des Associations Musulmanes du Mali, les autorités municipales de la Commune IV persistent dans leur refus d’arrêter l’exploitation de ces bars. Si l’ouverture et l’exploitation d’un bar sont permises, encore faudrait-il qu’elles s’exercent dans des conditions légales. Dans le cas de la Dame Traoré Awa Coulibaly, l’exploitation est faite en toute illégalité, parce qu’il s’agit d’un Espace Culturel qu’elle avait loué, qu’elle transforma en bar après le décès du promoteur initial. Par ailleurs, en plus de l’autorisation d’implantation, il faut un agrément dûment délivré par les autorités compétentes, chose que Dame Traoré Awa Coulibaly n’a pas et pire, ce bar existe à moins de 10 mètres des habitations, tout comme les autres bars qui viennent d’ouvrir leurs portes. «
« Une simple autorisation municipale saurait-elle donner quitus à troubler la quiétude d’une cité entière. Comment comprendre qu’au mépris de la quiétude des résidents de la cité, la Mairie de la Commune IV s’engage dans une dynamique de prolifération des bars dans la proximité immédiate des habitations. C’est pourquoi nous nous adressons à toutes les autorités en leur qualité de garants des libertés individuelles, nous les sollicitons très respectueusement qu’il leur plaise de bien vouloir faire ordonner à travers leurs services techniques compétents, la fermeture immédiate de ces bars. Cette mesure aura le mérite d’assurer la quiétude des occupants de notre cité tout en épargnant nos progénitures des spectacles obscènes et désolants déjà constatés et qui jurent avec nos us et coutumes. » L’Association des habitants de la Cité des 50 logements est un collectif d’occupants regroupés au sein de ladite association répondant au récépissé N° 0547/MATS – DNAT du 7 août 1997 et située à la cité dénommée « Cité Atepa » en Commune IV du District de Bamako, avenue Cheick Zayed en face du Commissariat de Police du 5ème Arrondissement.
LAYA DIARRA