L’EX-PM MOUSSA MARA RÉAGIT APRÈS LA LEVÉE DU BLOCUS CONTRE LA VILLE DE BONI : « IL N’Y A PAS D’ALTERNATIVE AU DIALOGUE ET AUX DISCUSSIONS AVEC NOS COMPATRIOTES DES GROUPES ARMÉS »

Le JNIM a annoncé dans un communiqué la levée du blocus qu’il avait imposé aux populations depuis plus d’une année. Ainsi, la circulation sur la route est ouverte entre Bamako et Gao à partir du 29 mars 2025. Pour rappel, Boni est sous blocus depuis juin 2023, soit presque deux ans.
Selon des sources, cette décision est le résultat de discussions et de négociations. Une autre source indique que les terroristes ont néanmoins demandé aux transporteurs d’attendre quelques jours avant de reprendre la route, le temps de déminer la zone. À ce moment, aucun véhicule parmi ceux stationnés à Douentza et à Hombori depuis plusieurs mois n’a encore bougé. Du côté des transporteurs, ils déclarent attendre d’être sûrs avant de reprendre la route, et les chauffeurs attendent le feu vert des terroristes. Boni est un carrefour stratégique situé sur l’axe Hombori-Douentza, sur la route nationale 16 reliant Gao à Sévaré. Le blocus a donc empêché toute circulation des personnes et des biens entre Gao et Sévaré.
L’une des principales conséquences a été le non-approvisionnement de Gao en produits importés depuis le sud du pays, notamment en médicaments.
Après la levée du blocus, le médiateur principal a rencontré les autorités régionales de Douentza pour une restitution. À l’annonce de cette mesure, saluée par les populations longtemps sous le joug des groupes armés, plusieurs acteurs politiques ont réagi. L’ancien Premier ministre Moussa Mara fait partie de ceux qui ont salué cette décision. Dans un post, il a écrit sur sa page : « Bravo et félicitations aux médiateurs civils, aux autorités traditionnelles et religieuses ainsi qu’aux autorités de la transition qui ont donné leur feu vert à ce dialogue ayant permis de libérer Boni et ses habitants, mais aussi de rouvrir la route vers Gao, au grand bonheur de plusieurs dizaines de milliers de nos compatriotes de la région. Et tout cela, sans qu’un seul coup de feu ne soit tiré. Il n’y a pas d’alternative au dialogue et aux discussions avec nos compatriotes des groupes armés.
Cet épisode montre ainsi que notre pays dispose des ressources nécessaires pour mettre fin, de manière pacifique, à nos conflits. » ■
LAYA DIARRA