NOUVEL ATTROUPEMENT DES GAT À DIELI : PLUS DE 100 COMBATTANTS NICHÉS EN FORET PLANIFIENT DES ATTAQUES SUR DES CIBLES MILITAIRES

Une présence massive d’hommes aux intentions funestes a été signalée dans la région de San par des sources locales. Selon les informations, les groupes armés terroristes qui ont attaqué Kimparana sont basés dans une forêt située entre deux marigots, dans le secteur de Diakourouma et Koloni, dans l’arrondissement de Dieli.
Ils sont évalués à plus de 100 personnes disposant de trois tricycles et de trois véhicules. L’endroit précis où ils sont basés, d’après les sources, s’appelle « Baflabain ». Il s’agirait de la confluence de deux marigots servant de frontière entre les régions de San et Koutiala. Selon des sources, ils préparent une attaque d’envergure au cours de ce mois sacré de Ramadan contre le nouveau camp de San, le détachement de Kimparana et les forces se trouvant à Yangasso et Bla. Il faut rappeler que cette base avait été détruite par les forces armées régulières lors d’opérations menées en 2023. Le 18 mars 2025, selon des sources, cinq (5) véhicules et trois (3) tricycles chargés d’armes et de munitions sont arrivés dans ladite base, accompagnés par plusieurs combattants. Ces hommes armés, d’après certaines confidences, montent sur des arbres pour surveiller les mouvements des forces régulières. À en croire les sources, le mercredi 19 mars 2025, vers 6 heures, ces hommes armés ont empêché les forains venant de Diakourouna de se rendre à la foire hebdomadaire de Kimparana.
Faut-il rappeler que par le passé, la présence d’une base terroriste avait été signalée dans la commune rurale de Diakourouna, arrondissement de Dieli, cercle de San.
Ces groupes, fuyant les opérations à la frontière burkinabè, étaient composés d’étrangers et de nationaux, dont des enfants de la localité. À l’époque, ils avaient promis aux populations de ne pas les dénoncer en échange de leur tranquillité et les avaient menacées de représailles pour les empêcher de mener leurs activités agricoles. Selon les connaisseurs, l’endroit est stratégique, car l’implantation d’une base dans cette zone permet de planifier des attaques contre plusieurs cibles militaires, aussi bien sur le territoire du Burkina Faso que sur le sol malien. Après des opérations qui avaient conduit à la destruction de cette base des GAT, ils tentent de se réorganiser pour frapper à nouveau. Ainsi, depuis quelques semaines, les populations sont informées des mouvements de ces terroristes, dont l’objectif est de mener des actions d’éclat. Dans leur logique, ces forces du mal se prépareraient à mener des attaques d’envergure sur les positions des forces armées et de sécurité. Leur présence est visible, d’autant plus qu’ils se sont signalés dans la zone en empêchant des forains de se rendre à une foire hebdomadaire mercredi dernier. La vigilance est de mise. ■
LAYA DIARRA